Sujet :

un voyage une leçon de vie

arcane
   Posté le 23-07-2006 à 23:19:24   

Quel drôle de dimanche !

Tout d'abord je suis heureuse d'être sur planète bleue même si il y a quelques heures encore je pensais le contraire, heureusement un ami m'a secoué les puces, gargamel au bon coeur, azrael te dis merci par un doux ronron et un petit somme sur les genoux hi hi hi

Bon j'ai parlé à un type sur le net et il m'a proposé de boire un coup dehors en tout bien tout honneur, donc je suis parti en train dans une ville voisine (si jamais j'ai pris rendez-vous dehors dans un lieu public pas fada non plus)

Bref vu mon état psychique et physique (j'ai dormi et en tout pour tout 4 heures aujourd'hui ) quelques surprises m'attendent.

Je me suis amusée à écouter les gens parler dans le train ( je sais que cela ne se fait pas mais quand on est fatigué on écoute n'importe quoi) bon bref une histoire entre un type qui vivait avec une femme et qui sortait en parallèle avec une autre mais qu'il l'informait qu'il sortait avec elle (les gens sont bizarres je me suis dis, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué hein? style couple libéral).

Entre temps quand j'arrive à destination et découvre que je n'ai plus mon porte-monnaie; je cherche dans tout le train, heureusement la contrôleuse m'a pas embêtée vu la tronche que je tirais .

Donc je me rends au guichet des objets trouvés et j'apprends que désormais si on perd quelque chose on doit l'inscrire sur un site internet et l'objet va à la capital de suisse et qu'on doit attendre 3 jours , je tire une tronche de mille mètres de long et le type que je venais voir, lui aussi , car il me trouve pas très causante.

Après miracle, me disant faisant misère bonne fortune j'essaie de penser à autre chose; tu ne peux rien y changé (lâché prise la leçon du jour), Quelque minutes plus on me téléphone pour me dire que l'on a trouvé le porte-monnaie et que c'est quelqu'un de ma ville à coté.

Dans le train en rentrant deux femmes qui indirectement donnent des leçons sur les relations humaines, c'est comme si cela m'était adressé ( synchronicité) sur plein de choses importantes comme le lâché prise, prendre soin de soi, la façon d'aimer l'autre sans l'oppresser. Ensuite un jeune homme black leur demande une avance car il n'a pas assez d'argent pour prendre le train, elle toute gentille donne l'argent qui manque sans rien demander en retour.

L'une d'entre elles dit ben que" si son enfant n'aurait pas assez d'argent pour le train ,ben elle voudrait qu'on aide son enfant aussi". Ensuite une femme musulmane arrive avec une immense valise qu'elle tente de mettre sur le porte-bagages mais elle risque de le recevoir sur le tête. Les deux femmes et un homme la rattrape de justesse pour qu'elle ne se fasse pas mal.

Juste avant de prendre faire ce voyage j'avais discuté sur la toile avec révolte tout le monde est égoïste personne a envie de changé ce monde c'est qu'une minorité ect..et la j'ai eu ma leçon de vie c'est quand même dingue les leçons de vie que je voie le mieux c'est quand je suis dans un état d'immense fatigue, c'est là que je vois vraiment ce que dieu veut bien nous montrer du doigt.

Après à la ville suivante j'ai récupéré mon porte-monnaie. Il n'y manquait rien, ni argent ni carte et on m'a rien demandé , j'ai envoyé ensuite un texto avec un soleil avec écris mille merci

Message édité le 24-07-2006 à 00:05:51 par glingal
Sol
   Posté le 24-07-2006 à 01:05:02   

Bonjour Tit Chat,

Joli voyage ! Eh oui on apprend souvent beaucoup de choses si on prend la peine d'observer et d'écouter.
Comme tu le dis, le monde ne va pas si mal que ça, et nous ferions mieux d'arrêter d'être si pessimistes :
Tit Chat a écrit :

Ensuite une femme musulmane arrive avec une immense valise qu'elle tente de mettre sur le porte de bagages mais elle risque de le recevoir sur le tête. Les deux femmes et un homme la rattrape de justesse pour qu'elle ne se fasse pas mal.

Voila, comme quoi, ce sont des gestes tout simple, mais qui font tellement plaisir !
Toi qui disais que juste avant tu trouvais que tout le monde était égoïste... eh bien non, pas tant que ça.
Ca me rappelle une chanson terrible de Brassens. Un homme qui meurt de faim et de froid, qui finit par voler de l'or pour survivre. La police l'attrappe et le peuple réclame qu'il soit pendu. Finalement il est jeté à la prison de la Santé (une prison parisienne), et n'en ressort que très longtemps après. Et ça se termine ainsi :
Brassens a écrit :

Comme je suis sentimental
Je retourne au quartier natal
Baissant le nez, razant les murs
Mal à l'aise sur mes fémurs
M'attendant à voir les humains
Se détourner de mon chemin
Y en a un qui m'a dit "Salut !
Te revoir on n'y comptait plus !"
Y en a un qui m'a demandé
Des nouvelles de ma santé
Alors j'ai vu qu'il restait encore
Du monde et du beau monde sur Terre
Et j'ai pleuré le cul par terre
Toutes les larmes de mon corps


Et puis il y a aussi la Chanson pour l'Auvergnat, que tout le monde connaît mais que peu de gens écoutent vraiment (du moins c'est ce que j'ai remarqué). C'est une si belle leçon de vie, qui nous apprend que les bonheurs les plus immenses passent par les gestes les plus simples. Pas question d'argent, de gloire, de gagner au loto, de consommer comme on nous l'inflige quotidiennement. Juste donner un peu, comme ces personnes dans ton train qui ont aidé cette femme, ou bien ces dames qui ont donné un peu d'argent au jeune homme.

A bientôt
Sol
arcane
   Posté le 20-10-2006 à 13:33:53   

bonjour

De temps en temps, je vais faire mes courses en France voisine.

Comme certains d'entre vous le savent, j'habite à la frontière franco-suisse.

La situation économique actuelle fait qu'il est plus rentable d'engager un français pour travailler en suisse : moins de frais concernant le social, possibilité de payer un salaire plus bas.

Sous certains rapports, la suisse y gagne dans un sens avec moins de frais pour l'école, les impots, mais d'un autre y perd, car ils ne consomment pas en Suisse ou très peu.

Il y a un certain malaise, car le chômeur suisse voit la colonne de voitures qui passent en ville pour aller au travail dans les usines horlogères environnantes et lui il a rien. Même moi, il m'arrive d'avoir ce petit pincement au coeur en me disant "pourquoi eux et pas moi ?".

Ensuite, je secoue la tête et je me dit "cela n'a rien à voir avec eux, si la situation était inversée, je ferais exactement la même chose, le seul responsable est le système économique et les failles que les entreprises utilisent pour tirer avantage de ceux qui travaillent".

Enfin, la n'est pas totalement le sujet même si il est lié.

Bref, j'ai fait mes petites amplettes avec ma maman, nous avons l'habitude de faire nos réserves de sardine, de foie de morue, de beurre salé, fromage frais, sel de guérande gris et quelques autres produits.

Depuis l'euro, les prix ont augmenté, je dois vraiment bien calculer avant d'acheter quelque chose. Je constate que pour les français, c'est pas si évident non plus.

En sortant du magasin, nous avons rencontré un SDF avec un chat couché sur son sac à dos et avons discuté, il avait son petit gobelet pour faire l'aumône.

Ma mère est quelqu'un de distrait et a discuté tout simplement sans tenir compte de l'ensemble que ces habits était un peu usés, élimés, qu'il lui manquait quelques dents.

En résumé ma maman, c'est quelqu'un qui a du coeur et qui regarde pas tellement les apparences.

Il nous a expliqué, qu'il vivait dans la nature avec son chat et vivait simplement. Il n'avait pas l'air particulièrement malheureux (enfin qui sommes-nous, pour juger le bonheur des autres hein!!).

Après, on est parties et sur le chemin, je me suis dit " tiens si on lui donnait une boite de sardines, ça pourrait leur être utile à lui et au chat".

Ma mère a un peu ronchonné "mais on vient de faire les courses" moi je dis "et alors ?" je lui donne mon sac et pars lui donner la boite de sardines.

Donc je suis venu vers lui et lui a expliqué "qu'on a pas beaucoup non plus, mais que cela pourrait être utile pour lui et le chat une boite de sardines".

Il a regardé la boite de sardine l'air de dire "bon, ça a l'air mangeable ce qu'elle me donne" et je suis repartie vers ma mère.

Par la suite, ma mère a râlé, j'avais donné la boite la plus chère et je lui ai dit "Excuse-moi, je voulais donner une sardine, j'allais pas m'amuser à trier dans mon sac, j'ai pris la première chose qui est venue sous la main".

J'avoue que je n'aime pas faire l'aumône, je préfére vendre l'équitable, car je sais qu'une aide est faite afin que par la suite ils deviennent indépendants.

Ensuite, on ne sait jamais si celui qui tend la main va boire ensuite dans un bistrot, alors autant donner une boite de sardines, une pomme ou autre chose dans le respect pas dans la pitié, ce qui n'était pas dans mon état d'esprit.

Peut-être n'avait-t-il pas envie de travailler, de s'énerver à s'adapter à des cadences infernales d'heures de travail ou peut-être avait-il vécu des moments particulièrment durs, perdu des membres de sa famille.

Il ne lui reste que son chat qui ne lui demande rien qu'un peu à manger et de l'amitié tout en ayant un regard de respect ni condescendant ni de "pauvre".

Mais, je pense toujours que la limite entre le plus haut et le plus bas est mince, il suffit d'un incident de parcours et vous-même vous deviendrez un mendiant.

Actuellement, je suis toujours à la limite entre le minimum vital et la pauvreté selon les statistiques Suisses.

Je ne vais pas me plaindre, pour la simple raison, j'ai un toit au-dessus de ma tête, à manger, la possiblité de m'exprimer sur un ordinateur connecté au net, un chauffage en hiver, deux chats qui m'aiment, des amis qui m'apprécient telle que je suis.

Cette expérience m'apprend l'humilité, mais il arrive parfois où je voudrais bien ne pas m'inquiéter à savoir, combien j'ai sur mon compte que je ne sais pas de quoi l'avenir est fait et que ma situation professionnelle actuelle est difficile, et j'en suis en partie responsable, car malgré toute ma volonté, je n'arrive pas à me mettre dans le moule.

D'une manière ou d'une autre, je créerais quelque chose qui me permettra de vivre, mais pour le moment, je suis lucide d'une partie de mes limites, je n'y arrive pas seule.

J'ai besoin des autres et peut-être d'avoir quelqu'un qui complète, mon manque total de sens pratique, d'organisation que j'ai appris en partie ici grâce à et avec solomon.kane, abraxas, mais je suis brouillon, analytique, créative, cela fait partie de moi.

Quelques fois, la remarque suivante m'est faite "tu parles trop de toi et tu t'étales", toutefois, la vie est ce qu'elle est ; mieux vaut prendre le risque de parler avec son cœur. Parfois des personnes ayant de bonnes intentions viendront et d'autres un peu moins, mais au moins, je vis et je n'ai pas de regret à avoir de ne pas avoir dit ce que j'avais à dire.

Tant de personnes sont enfermées dans leur tour d'argent et regardent les autres passer devant eux sans se préoccuper de leur rêves et leur désirs... que feront-ils si un jour ils tombent de leur tour ?

Peut-être tomberont-ils lamentablement en criant de douleur, mais personne ne sera là forcément pour les relever, car avant ils étaient dans leur tour.

N'oubliez pas de regarder ceux qui sont dans leur tour, peut-être ils auront besoin d'un petit coup de main, enfin, si il la veulent, car nous avons tous un chemin à faire dans l'évolution de notre âme et personne n'a à juger "quel est le meilleur chemin pour autrui", ...même moi, je dois souvent me le rappeler en me tapant sur les doigts.

Le défi de maintenant, c'est d'être libre, oui je dis bien le mot libre, car être libre, c'est découvrir que l'on est pas forcément, c'est très douloureux, comme voir la réalité tout relative ça fait mal très très mal.

Parfois, je parle avec mes collègues dans l'entreprise d'entrainement et ils me parlent d'un film et en lisant le résumé, je leur dis "ce film est commercial, vous voyez le nombre de produits qui sont proposés : Cartier, Rolex" et ensuite, ils me regardent avec un regard noir, répondent "on le sait, tu as pas besoin de nous le dire ".

Ensuite, mon regard devient triste et le leur aussi, car en partie je "tue" le rêve, d'avoir ce luxe, enfin d'être quelqu'un d'autre ne plus devoir se soucier de ce qu'on dépense.

À la fin, un sourire se fait malgré que je ne sois pas toujours d'accord avec eux sur la politique, sur le commerce, ils savent que je les aime pour ce qu'ils ont, leur humanité, non ce que je voudrais bien qu'ils soient, une part de moi voudrait bien les changer, mais qui suis-je pour me permettre de leur dire ce qu'ils doivent faire ?

Voilà courage pour ceux qui croient encore en l'homme et en sa bonté, car il est là dans les cœurs, il faut juste parfois un peu la réveiller par un sourire, un rire, un bonjour, un mot, une brise, un soleil.

tichat ..dit aussi arcane..dit aussi tout simplement Delphine

ps: si vous comprenez pas une phrase ou quelque chose comme ça, vous pouvez y aller, utilisez vos claviers magiques.

merci ;)..au magiciens du claviers.