Sermo V
Les morts le raillèrent et se mirent à crier : idiot, apprends-nous ce qu’est l’église et la sainte communion.
Le monde des dieux se manifeste dans la spiritualité et la sexualité. Les dieux célestes apparaissent dans la spiritualité, les dieux terrestres, dans la sexualité.
La spiritualité embrasse et conçoit. Elle est d’essence primitive, c’est pourquoi nous l’appelons MATER COELISTIS, la mère céleste. La sexualité engendre et crée. Elle est de nature masculine, c’est pourquoi nous l’appelons PHALLOS ou le père terrestre.
La sexualité de l’homme est davantage d’ordre terrestre, la sexualité de la femme est plus spirituelle.
La spiritualité de l’homme est plutôt d’ordre céleste, elle va s’élevant vers l’infiniment grand.
La spiritualité de la femme est d’ordre terrestre, elle va s’abaissant vers l’infiniment petit.
La spiritualité de l’homme quand elle s’abaisse vers l’infiniment petit est mensongère et diabolique.
Mensongère et diabolique est la spiritualité de la femme quand elle s’élève vers l’infiniment grand.
Chacune doit se diriger vers son propre lieu.
L’homme et la femme deviennent des diables l’un pour l’autre s’ils ne gardent pas distinct leur spiritualité car la nature propre de la créature humaine est la différentiation.
L’homme doit apprendre à connaître le petit et la femme apprendre à connaître le grand.
L’homme devra se distinguer à la fois de la spiritualité et de la sexualité. Il nommera spiritualité la Mère et la placera entre le ciel et la terre. Il nommera la sexualité Phallos et le placera entre lui-même et la terre. Car la Mère et Phallos sont des démons surhumains révélateurs de l’univers des dieux. Ils sont pour nous plus utiles que les dieux car ils sont apparentés à notre propre nature. Si vous ne vous distinguez pas de la sexualité et de la spiritualité, si vous ne les acceptez pas comme étant de nature supérieure, bien au-delà de votre propre nature, alors vous serez livrés à eux comme de simples caractéristiques du pleroma. La spiritualité et la sexualité ne sont pas vos qualités, elles ne sont pas en vous des choses que vous possédez. Au contraire, elles vous possèdent et vous contiennent ; car elles sont des démons puissants, des manifestations des dieux ; la spiritualité et la sexualité existent par elles-mêmes dans un au-delà de la créature humaine. Aucun homme n’a une spiritualité pour lui seul, ni une sexualité à lui seul. Mais il est soumis à la loi de la spiritualité et de la sexualité.
Aucun homme ne peut par conséquent échapper à ces démons. Ainsi les considérerez-vous comme des démons, et vous saurez qu’ils sont pour vous tous un danger ; ils sont un danger et une tâche commune ; vous saurez aussi que c’est la vie qui a mis sur vos épaules ce lourd fardeau. C’est ainsi que la vie est aussi pour vous un danger et une tâche commune, de même que le sont pour vous les dieux et en premier, le terrible ABRAXAS.
L’homme est faible, c’est pourquoi la communion lui est indispensable. Si vous ne communiez pas sous le signe de la Mère, alors vous communiez sous le signe de Phallos. Pas de communion et c’est la souffrance et la maladie. Communier dans le grand Tout entraîne le démembrement et la dissolution.
La différentiation mène à la singularité. La singularité est opposée à la communion. Mais la communion est nécessaire à cause de la faiblesse de l’homme face aux démons, aux dieux et à leurs loi invincible. Ainsi la communion devra exister autant que cela est nécessaire, non pas à cause de l’homme, mais à cause des dieux. Les dieux vous forceront à communier, mais vous ne devez le faire qu’autant que c’est nécessaire, pas plus car trop serait mauvais.
Dans la communion, laissez tout homme se soumettre aux autres, afin que la communion soit maintenue ; car vous en avez grand besoin.
Dans la singularité, l’homme seul sera supérieur aux autres, afin que tout homme puisse venir à lui et éviter l’esclavage.
Dans la communion il y aura de la continence.
Dans la singularité il y aura de la prodigalité.
La communion est profondeur.
La singularité est grandeur.
Garder dans la communion la bonne mesure, purifie et protège.
Garder dans la singularité la bonne mesure, purifie et élève.
La communion nous réchauffe, la singularité nous éclaire.[/citation]');">
Citation :
Sermo V
Les morts le raillèrent et se mirent à crier : idiot, apprends-nous ce qu’est l’église et la sainte communion.
Le monde des dieux se manifeste dans la spiritualité et la sexualité. Les dieux célestes apparaissent dans la spiritualité, les dieux terrestres, dans la sexualité.
La spiritualité embrasse et conçoit. Elle est d’essence primitive, c’est pourquoi nous l’appelons MATER COELISTIS, la mère céleste. La sexualité engendre et crée. Elle est de nature masculine, c’est pourquoi nous l’appelons PHALLOS ou le père terrestre.
La sexualité de l’homme est davantage d’ordre terrestre, la sexualité de la femme est plus spirituelle.
La spiritualité de l’homme est plutôt d’ordre céleste, elle va s’élevant vers l’infiniment grand.
La spiritualité de la femme est d’ordre terrestre, elle va s’abaissant vers l’infiniment petit.
La spiritualité de l’homme quand elle s’abaisse vers l’infiniment petit est mensongère et diabolique.
Mensongère et diabolique est la spiritualité de la femme quand elle s’élève vers l’infiniment grand.
Chacune doit se diriger vers son propre lieu.
L’homme et la femme deviennent des diables l’un pour l’autre s’ils ne gardent pas distinct leur spiritualité car la nature propre de la créature humaine est la différentiation.
L’homme doit apprendre à connaître le petit et la femme apprendre à connaître le grand.
L’homme devra se distinguer à la fois de la spiritualité et de la sexualité. Il nommera spiritualité la Mère et la placera entre le ciel et la terre. Il nommera la sexualité Phallos et le placera entre lui-même et la terre. Car la Mère et Phallos sont des démons surhumains révélateurs de l’univers des dieux. Ils sont pour nous plus utiles que les dieux car ils sont apparentés à notre propre nature. Si vous ne vous distinguez pas de la sexualité et de la spiritualité, si vous ne les acceptez pas comme étant de nature supérieure, bien au-delà de votre propre nature, alors vous serez livrés à eux comme de simples caractéristiques du pleroma. La spiritualité et la sexualité ne sont pas vos qualités, elles ne sont pas en vous des choses que vous possédez. Au contraire, elles vous possèdent et vous contiennent ; car elles sont des démons puissants, des manifestations des dieux ; la spiritualité et la sexualité existent par elles-mêmes dans un au-delà de la créature humaine. Aucun homme n’a une spiritualité pour lui seul, ni une sexualité à lui seul. Mais il est soumis à la loi de la spiritualité et de la sexualité.
Aucun homme ne peut par conséquent échapper à ces démons. Ainsi les considérerez-vous comme des démons, et vous saurez qu’ils sont pour vous tous un danger ; ils sont un danger et une tâche commune ; vous saurez aussi que c’est la vie qui a mis sur vos épaules ce lourd fardeau. C’est ainsi que la vie est aussi pour vous un danger et une tâche commune, de même que le sont pour vous les dieux et en premier, le terrible ABRAXAS.
L’homme est faible, c’est pourquoi la communion lui est indispensable. Si vous ne communiez pas sous le signe de la Mère, alors vous communiez sous le signe de Phallos. Pas de communion et c’est la souffrance et la maladie. Communier dans le grand Tout entraîne le démembrement et la dissolution.
La différentiation mène à la singularité. La singularité est opposée à la communion. Mais la communion est nécessaire à cause de la faiblesse de l’homme face aux démons, aux dieux et à leurs loi invincible. Ainsi la communion devra exister autant que cela est nécessaire, non pas à cause de l’homme, mais à cause des dieux. Les dieux vous forceront à communier, mais vous ne devez le faire qu’autant que c’est nécessaire, pas plus car trop serait mauvais.
Dans la communion, laissez tout homme se soumettre aux autres, afin que la communion soit maintenue ; car vous en avez grand besoin.
Dans la singularité, l’homme seul sera supérieur aux autres, afin que tout homme puisse venir à lui et éviter l’esclavage.
Dans la communion il y aura de la continence.
Dans la singularité il y aura de la prodigalité.
La communion est profondeur.
La singularité est grandeur.
Garder dans la communion la bonne mesure, purifie et protège.
Garder dans la singularité la bonne mesure, purifie et élève.
La communion nous réchauffe, la singularité nous éclaire.
VillaChicoubis |
Fils du Dragon |
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Je ne vois toutefois pas de référence à des cavaliers dans le texte de Jung. Il parle des "morts". Cette référence aux morts est récurrente chez Jésus : "Je suis le chemin, la vérité et la vie." "Suis moi, et laisse les morts ensevelir les morts." "Étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie." "Je suis le premier et le dernier, le vivant !" Suite à un choc émotionnel important il y a quelques années, je m'étais fait la réflexion que nous étions tous morts, mais que la plupart l'ignorait. Vivants selon la chair, mais morts selon l'Esprit. D'où la nécessité de naître de nouveau. |
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Pour ceux qui s'intérrogent sur le néant . Qu'est ce le néant ? Dans un systéme qui n'existe que via le principe de la pensée et de la mémoire (cf. les 2 corbeaux d'Odin) ... Le néant : C'est l'oubli. |
VillaChicoubis |
Les chevaliers qui reviennent de jérusalem sans avoir rien trouvé sont bien connus = ce sont des archétypes trés anciens du monde de la pensée pure. Avant cette forme ils se présentaient comme 4 cavaliers de l'apocalypse = de la révélation. Ils sont les cavaliers de Jean, ceux du Tarot, ceux des échecs, ceux que la mére de Perceval ne voulait pas qu'ils suivent, ils sont les chevaliers des kabbalistes dont certains se disent merkavars, ceux qui ménent les grands et petits chariots etc.... Même Odin a son propre cheval ! Un tour des témoignages des éveillés modernes donne idée de la fréquence avec laquelle ils se montrent car ces chevaliers/cavaliers qui galopent dans le monde des esprits se révélent facilement souvent ils semblent fatigués usés, de trés grande taille, et ils ne sont pas toujours sympas aux premiers abords, semblant toujours trouver la corde sensible avec laquelle venir nous agacer ou nous mettre mal à l'aise. Leur seul présence dans les tarot et les échecs met en garde : Ils sont joueurs. Donc quand ils débarquent pour dire qu'ils n'ont pas trouvé ce qu'il cherchaient, et qu'ils proposent qu'on les instruise, il ne faut pas les écouter car la partie est ouverte à leur niveau : Ils commencent à jouer avec les hommes capables de leur faire passer le meilleur comme le pire des moments. Le paradoxe est que votre intéret avec eux est de tenir la partie le plus longtemps possible. Leurs jeux sont spirituels et invitent à faire toute l'inverse du comportement de Jung, qui aurait été plus avisé de leur répondre qu'il était ignorant, que la seule chose qu'il savait c'était rien (à l'image de son néant avec le concept duquel il est bien maladroit), plutot que de se la jouer à Narcisse. Et face à la perche tendue : On n'a pas trouvé ce qu'on cherché, il faut avoir le reflexe de demander : Vous avez trouvé quoi à la place ? C'est peut être là que la partie peut devenir intéressante pour l'homme. Bref je reste couac d'autant de suffisance au niveau de Jung ... Pas étonnant ses guerres d'égo avec Freund et trés inquiétant que ces mecs soient des influenceurs de la psy moderne... Bref si vous croisez un jour les cavaliers / chevaliers : Ne vous laissez pas avoir comme Jung car c'est vrai qu'ils sont porteurs d'un secret, d'un trésor, et qu'ils sont capables de vous faire sortir excalibur d'un lac, ou d'un roc. Apprenez à les observer, les ressentir en vous avant toute chose. Ecoutez bien ce qu'ils disent, même s'ils sont sarcastiques, parfois avec eux y'a le 1er degré, mais aussi le 2ed, le 3éme etc... C'est infini. Pesez toujours les enjeux de leurs invitations car ils invitent à des tas de trucs. Avec eux c'est une partie de poker qui s'amorce, un jeu de menteur / tricheur ou si on sait faire la différence : On gagne des trucs. Y'a pas jeu plus fou que celui qui entre dans la vie d'un homme via le galop des cavaliers / chevaliers. C'est un truc qu'il faut savoir accueillir avec sagesse.... Petite dernière précision : C'est plus simple de les comprendre quand on est soi même cavalier.... Intéressez vous à tout ce que supposait de voyager à cheval autrefois. Le cheval lui même son entretien (Les chevaux portaient des fer donc quand ils vous parlent du Fer ==> pensez à faire le lien pour comprendre) Il y avait tout un équipement : selle , tapis, rennes etc.... Pour tenir dessus. Y'avait les écuries qu'il fallait nettoyer, mais dans lesquelles on s'occupe aussi de poids et mesures (du grain pour la ration) Et puis il y avait les chars, les charrues, et enfin y'avait : les mouches.... A elles seules, elles peuvent expliquer certains phénomènes qu'on peut rassembler sous l'idée de Belzebuth car si y'a bien un endroit ou on croise le seigneur des mouches c'est bien autour des chevaux sans lesquels : Pas de cavalier, pas de chevalier. Ils n'existent qu'à travers cet animal qui est leur totem. Tout leur idée emporte le monde equin ce qui suppose en plus des chevaux : Les ânes. Et c'est pour cela qu'en version vraiment primitive, tribale, ces cavaliers sont à mettre en association avec des phénomènes comme ceux des ânes et des ânesses type Balaam, ou Saul. Bref tout cela pour dire : Les chevaliers 1000 Jung 0,5 Cela ne sera donc pas complexe de faire mieux que Jung si vous les croisez un jour. |
Fils du Dragon |
Il semble que le texte de Jung figure dans son "Livre Rouge" que je n'ai pas lu mais qui me tente bien. Je suis tenté aussi par le commentaire de Christine Maillard sur "Les sept sermons aux morts". À voir, car il me semble par moments avoir bien assez lu pour cette vie. |
Membre désinscrit |
Le Codex Jung est bien le premier codex d'un ensemble de manuscrits de la bibliothèque copte contenant 5 textes gnostiques à ma connaissance. Mais les "Sept Sermons aux Morts" est une invention de Jung qui s'inspire du paysage gnostique mais n'est en rien un texte historique de cette bibliothèque. |
Fils du Dragon |
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vincenciuk |
Voici une petite info sur l'origine de ce texte: Extraits des Sept Sermons aux Morts - Basilide - Alexandrie Les Sept Sermons aux Morts est un papyrus gnostique en langue copte. Il fut trouvé en 1945 dans le village de Nag Hammadi en Haute-Egypte. Il fut acquis en 1952 par l’Institut C.G. Jung et de ce fait porte le nom de Codex-Jung. Il fut offert plus tard au Musée copte du Caire. Message édité le 08-05-2007 à 10:11:39 par EVISUL |