| | pelerin sur le sentier | | Membre du conseil |  |  |
| Posté le 11-02-2006 à 12:51:40
| Voici un texte que j'ai trouvé sur un site...il y a longtemps...et je m'efforce de retrouver lequel [ et dont voici l'adresse : http://www.eternelpresent.ch/chemin.html ] ...voilà Beaucoup de gens me demandent si ils sont sur le bon chemin, c'est une question qui revient sans cesse. Les doutes, les peurs de se tromper de voie, de faire des erreurs assaillent l'esprit en quête de vérité. Mais qu'est-ce que le chemin ? Le chemin n'est-il pas celui où vous vous trouvez à l'instant ? Comment pourriez-vous être hors de votre chemin ? Votre vie, les circonstances de votre vie, c'est cela votre chemin, c'est pourquoi il existe autant de chemins que d'individus et personne ne peut vous dire de suivre le même chemin que lui. Votre vie vous met en relation avec les événements les plus propices à votre éveil et cela avec toute la patience et l'amour de la création. On a tout le temps qu'il faut et rien ne presse, pourquoi d'ailleurs être pressé d'atteindre un but, pourquoi cette impatience à désirer autre chose que ce qui est là ? L'impatience ne fait que créer de l'anxiété et on se prive de goûter la joie de l'instant. Tout a un sens et rien n'est là par hasard, tout ce qui se présente à vous est ce qui peut vous arriver de mieux dans le moment présent, même si parfois c'est difficile ou douloureux. Les expériences les plus dures à vivre sont toujours des occasions de nous remettre en question et de regarder en nous même ce qui se passe. Ce que l'on considère comme erreurs sont en fait des passages de notre vie qui mettent en lumière nos fonctionnements, nos rapports avec les autres et avec notre environnement. On est toujours en train de désirer autre chose que ce qui est là et on place notre salut ou notre éveil dans un devenir futur. C'est une croyance de croire que l'éveil arrivera après avoir travaillé et travaillé encore et que cet éveil arrivera demain ou après-demain, dans un an ou dans 10 ans. L'éveil ne s'est jamais produit et ne se produira jamais demain, dans une heure ou dans 10 ans, l'éveil c'est maintenant, l'éveil se produit toujours dans l'instant présent, dans cet unique présent. Tant que l'on attend qu'il se produise, le voile ne se déchirera jamais. On passe notre vie à attendre toujours autre chose, la semaine on attend le week-end et ensuite on attend les vacances et ensuite une soirée entre amis et on attend toujours et lorsque arrive le moment de goûter à la joie de l'instant, on attend encore autre chose, mais la joie c'est maintenant, ce n'est pas demain qu'on la ressentira, lorsqu'on ressent de la joie, c'est toujours dans l'instant présent. Pourquoi vouloir atteindre un état particulier, pourquoi désirer s'éveiller ? Tant qu'on entretient de tels désirs, on est dans le devenir, hors on a pas à devenir ou à grandir, on est déjà cela, on est déjà l'infini silence d'amour et cela se révèle lorsque l'on abandonne tout désir de devenir autre chose que ce qu'on est à l'instant. Voir, observer et ressentir. Etre totalement présent à ce qui est là en cet instant. On aura beau travailler très dur inconsciemment à conserver notre identité, une image de nous même ou notre ego, la lumière de notre présence silencieuse fera irruption d'une manière ou d'une autre. Pourquoi être pressé ? Croyez-vous en être à votre première vie ? On a tout le temps qu'il faut et on a toutes les vies qu'il faut, rien ne presse. Cette vie n'est qu'une page dans un roman infini. On est ici pour goûter à la vie terrestre, pour explorer et découvrir, explorer comme un enfant qui va à la découverte de son environnement, ses découvertes l'émerveille, ses yeux brillent de joie et même si il chute, si il trébuche, il se relève et repart le coeur heureux. La voie ou le chemin ce n'est pas seulement adhérer à une religion, à un mode de vie, à une technique ou de suivre des enseignements. Cela fait partie de votre voie, mais ce n'est pas la voie. La voie c'est votre vie dans son ensemble et vous y êtes en plein dedans. Observez comme toutes les voies qui sont proposées sont restrictives, on vous demande de faire ceci et cela, de ne pas faire ceci ni cela, de faire comme ci et comme ça, alors on fait gentiment ce qu'on nous dit parce qu'on "croit" qu'ils savent ce qui est bon pour nous. Oui bien sûr, des effets se font ressentir, on peut également développer des "pouvoirs" qui vont satisfaire notre ego et créer une "belle" image de nous même à montrer aux autres. Mais l'éveil dans tout ça ? Quand est-ce qu'il survient ? Après des années et des années de pratique ? Ou peut être jamais ? En tout cas c'est toujours pour plus tard et on passe à coté de l'essentiel. L'essentiel est là, dans l'instant présent. Alors pratiquez pour le bonheur, pour la joie, mais n'attendez rien d'autre de cette pratique que ce qu'elle vous apporte à l'instant. Soyez heureux et détendez-vous, tout est en ordre dans l'univers.
Message édité le 11-02-2006 à 14:37:34 par pelerin sur le sentier |
| | pelerin sur le sentier | | Membre du conseil |  |  |
| Posté le 15-03-2006 à 21:24:55
| Un extrait du "Vers le Temple" du Dr Annie Besant. Si, de quelque centre situé dans lespace, nous pouvions suivre du regard la marche de lévolution, étudiant lhistoire de notre chaîne de mondes suivant une conception imaginaire, figurative, et non sous lapparence de régions physique, astrale et mental que ces mondes nous présentent ; sil nous était donné de considérer ainsi, de lextérieur, ces groupes dêtres qui progressent, cette humanité en évolution, nous pourrions, me semble-t-il, représenter le tout sous forme dun tableau. Je vous decris une haute montagne dressée dans lespace et ceinte dune route qui sélève en tournant jusquau sommet du mont. Les spires de la route sont au nombre de sept. Sur chaque spire je vois sept stations où les pèlerins demeurent pendant un temps, et dans chacune de ces stations ils doivent sélever encore par un sentier tournant. [ Le pèlerinage de lhumanité dans son cycle actuel dévolution consiste à accomplir sept fois le tour dune chaîne de sept mondes. Sur chaque monde son séjour est de plusieurs millions dannées, et ces séjours sont au nombre de quarante-neuf ( sept mondes sur chacun desquels lhumanité repasse sept fois) ]. En suivant jusquau bout les spires de la route, nous voyons comment elle sélève au sommet de la montagne. Nous voyons quelle aboutit à un Temple imposant, un Temple comme de marbre blanc, qui se détache rayonnant et lumineux sur lazur de lespace. Ce Temple est le but du pèlerinage ; ceux qui y sont entrés ont achevé leur course, du moins en ce qui concerne cette montagne-là, et sils y demeurent encore, cest uniquement dans le but de venir en aide à ceux qui montent. Si nous considérons de plus près le Temple, si nous cherchons à voir comment il est construit, nous trouverons au centre un Saint des Saints, entouré de quatre enceintes circulaires et concentriques. Ces quatre enceintes sont à lintérieur du Temple, séparées entre elles par des murailles, et pour passer de lune à lautre le voyageur doit franchir un portail,, un portail unique dans chaque mur denceinte [ Ces quatre « portails » sont les quatre grandes Initiations ]. En dehors du Temple se trouve encore une cinquième enceinte, lEnceinte Extérieure, où les voyageurs sont beaucoup plus nombreux que dans le Temple même. Nous avons donc sous les yeux un tableau de lévolution humaine, du chemin que suit la race et du Temple qui en est le terme. Sur la route, une vaste multitude dêtres humains qui montent, lentement, si lentement quils semblent parfois, pour chaque pas en avant, faire un pas en arrière. La tendance générale de lensemble est ascensionnelle, mais si lente est leur marche, quà peine peut-on la percevoir. Cette évolution continue de la race à travers les âges semble tellement longue et tellement pénible quon se demande comment les pèlerins ont le courage de monter si longtemps. À suivre la race autour du mont, des millions dannées sécoulent ; des millions dannées encore se passent à suivre un seul pèlerin dans sa marche. Et nous voyons alors que ce pèlerin semble traverser une interminable succession de vies employées, toutes, à monter. Une lassitude nous gagne rien quà suivre du regard ces multitudes immenses qui sélèvent si lentement, étage par étage, sur le chemin tournant. En les observant nous nous demandons : « Pourquoi donc montent-ils si lentement ? Comment se fait-il que ces millions dhommes accomplissent un si long voyage ? Pourquoi leur effort est-il sans cesse tendu vers ce Temple dressé sur la cime ? » À les observer, il semble que la lenteur de leur marche provienne de ce quils ne voient pas le but, de ce quils ne comprennent pas la direction que suit leur race dans son voyage. Si nous considérons séparément quelques-uns dentre eux, nous les voyons se détourner à chaque instant de la route, attirés de-ci de-là, sans détermination dans leur allure. Au lieu daller droit devant eux comme des gens affairés, ils errent à laventure semblables à des enfants qui sécartent du chemin pour cueillir une fleur ou poursuivre un papillon. Toute leur vie semble perdue, et lorsque, surpris par la nuit, ils suspendent pour un temps leur marche, bien faible est le progrès accompli. Il ne semble pas que le développement intellectuel, quelque lent quil soit, lui aussi, accélère de beaucoup leur mouvement. Ceux dont lintellect est à peine formé paraissent sendormir après chaque jour de vie, ayant à peine dépassé létape du jour précédent, et ceux qui sont intellectuellement plus évolués ne marche guère plus vite, et semble gagner peu de terrain dans chaque existence. À les regarder monter ainsi le coeur se lasse, et lon se demande pourquoi ils ne lèvent pas les yeux pour voir où leur chemin les mène. Or il semble que lEnceinte Extérieur du Temple, cette première enceinte où pénètrent quelques-uns de ceux qui sont en tête de lévolution, nait pas comme seule voie daccès le chemin qui tourne si longtemps autour de la montagne. Car en regardant bien nous voyons de nombreux points, sur la route en spirale, doù lEnceinte Extérieure peut être atteinte, atteinte par des sentiers plus courts qui ne tournent pas autour du mont, mais en gravissent directement la pente. Le pèlerin au coeur intrépide, aux membres vigoureux, peut choisir ces sentiers. Et si nous cherchons à voir comment certains parviennent à lEnceinte Extérieure plus rapidement que leurs semblables, nous verrons quils ont quitté la longue route pour faire un premier pas sur le sentier direct, du jour où, pour la première fois, un rayon émané du Temple a frappé leurs yeux. Car ce temple blanc qui couronne la cime projette des rayons de lumières sur la pente du mont. De temps à autre un voyageur détourne son regard des papillons et des cailloux du chemin, et le rayon de lumière semble frapper ses yeux. Il lève la tête vers le Temple, il le voit un instant, et après cette première vision, jamais plus cet homme nest entièrement semblable à ce quil était auparavant. Ne fût-ce quun instant, il a reconnu un but et une fin, et il a entrevu le sommet vers lequel il monte, et le sentier abrupt, mais tellement plus court, qui escalade directement la pente au sommet de laquelle le Temple rayonne. Et dans cet instant où lâme reconnaît le but à atteindre, dans cet instant où elle comprend, en un éclair dintuition, quau lieu de la longue route qui non seulement contourne la montagne mais senroule encore sur elle-même, il est un sentier direct conduisant au terme, - dans ce fugitif instant dillumination, lâme comprend en outre que le sentier a un nom qui est Service, et que tous ceux qui abordent cette voie directe doivent y entrer par une porte où brille en lettres dor linscription : Service de lhomme. Lâme que nous observons a dès lors compris quavant de pouvoir atteindre même lEnceinte Extérieure du Temple, il lui faut franchir cette porte, et se rendre compte de ceci : Que la vie est destinée au service, et non à la satisfaction des désirs égoïstes, et que le seul moyen de monter plus vite consiste à monter dans lintérêt de ceux-là qui sattardent, afin que du Temple, puisse être donnée aux pèlerins de la longue route une aide plus efficace quils nen pourraient recevoir autrement. Ainsi que je lai dit, ce nest là quun éclair, une vision fugitive qui sévanouit aussitôt, car loeil na fait quêtre frappé par un des rayons de lumière qui descendent du mont. Et tout au long de la route en lacets gisent épars, tant dobjets attrayants, que le regard de lâme en est facilement captivé à nouveau. Mais la lumière une fois aperçue, il est toujours plus facile de la revoir. Le but à atteindre une fois entrevu, et le devoir et le pouvoir du service une fois compris, ne fût-ce quen une intuition passagère, il reste au fond de lâme un désir de gravir ce sentier plus court, et de trouver la voie qui monte tout droit vers lEnceinte Extérieure du Temple. Après cette première vision, la lueur se renouvelle de temps en temps. Elle se renouvelle dun jour à lautre de la longue ascension, plus brillante peut-être à chaque renouvellement. Et nous voyons ces âmes commencer à monter avec plus de constance que leurs semblables. Bien quelles tournent encore autour de la montagne, elles sadonnent dune manière plus suivie à la pratique des vertus, et se consacrent avec plus de persistance à la Religion,, à la Religion qui sefforce de leur montrer comment elles peuvent atteindre enfin le Temple. Les âmes qui ont entrevu cette fin possible et se sentent plus ou moins attirées vers le sentier qui y conduit, se distinguent donc de leurs semblables par leur diligence et leur attention, et passent bientôt en tête de limmense multitude éparpillée sur la route. Elles voyagent plus vite parce quil y a plus de résolution dans leur marche, parce quelles commencent à comprendre la direction quelles suivent ; doù leurs efforts, dabord bien imparfaits, pour marcher, cest-à-dire vivre, dans un but déterminé. Et bien que comprenant encore à peine ce que sera en fin de compte ce but ( car elles en ont une vague intuition plutôt quune compréhension nette ), elles cessent néanmoins derrer à laventure, reperdant le lendemain ce quelles ont gagné la veille. Elles montent désormais dune manière continue sur la route tournante, et chaque jour de vie les voit monter un peu plus vite, jusquà ce quelles aient pris sur les multitudes une avance décisive par la spiritualité de leur vie, la pratique des vertus et le désir croissant de venir en aide à leurs semblables. Ces âmes, bien quencore sur la route tournante, accélèrent donc leur marche vers le sommet et commencent plus nettement à sévertuer. Elles sefforcent daider leurs semblables, et tendent une main secourable aux êtres qui les entourent afin de les entraîner plus rapidement sur la voie. Bientôt, tandis quelles savancent escortées par les âmes quelles aiment et quelles aident, voici venir à leur rencontre une forme admirablement belle, bien que daspect sévère au premier abord. Elle commence à leur parler tout bas dun chemin plus court, et à leur indiquer les conditions dun progrès rapide. Nous savons que cette forme se nomme Connaissance. Elle est en quelque sorte la soeur des deux autres influences secourables dont nous avons déjà parlé, et qui sont le Service de lhomme, et la Religion auxiliaire des âmes dans la pratique de la vertu. Toutes trois ensemble guident les pas de lâme jusquà ce quenfin se lève une aube plus lumineuse avec une plus entière compréhension. Et vous voyez alors que cette âme commence à se faire une idée nette du but de son ascension. Elle ne se contente plus de rêver davenir, mais elle cherche à faire de ce rêve le but défini de ses efforts, elle reconnaît le Service comme loi de la vie. Voici maintenant quobéissant à un mouvement spontané, lâme profère à mi-voix une promesse sincère daider au progrès de la race. Cest là son premier voeu, le vu de se consacrer un jour au service de lhumanité. Sans être encore un vu de plein propos, il implique cependant la promesse dun tel voeu pour un temps à venir. Il est écrit dans un Saint Livre quun des Grands Êtres, qui suivit la voie plus brève et gravit le sentier ardu, et qui la gravit même si rapidement quil laissa derrière lui toute sa race et se trouva seul en avant, gage de lhumanité future, semblable aux prémices de la récolte ; - il est écrit de Celui qui, dans un âge plus récent, fut connu sous le nom de Bouddha « quil parfit Son voeu de Kalpa en Kalpa . Car laccomplissement qui allait couronner Sa vie devait commencer par la promesse du service. Ce premier voeu de lâme la rattache aux Grands Êtres qui lont précédés, et forge en quelque sorte le lien qui lattire au sentier de lépreuve, au sentier qui la conduira jusquà lEnceinte Extérieure, et à travers cette Enceinte jusquau seuil du Temple même. Après mainte et mainte vie de travail et deffort, devenue plus pure, plus noble, plus sage de vie en vie, lâme profère enfin clairement et distinctement sa volonté maintenant puissante. Et lorsque cette volonté sannonce comme une décision nette et précise, non plus comme un murmure qui aspire mais comme un verbe qui ordonne, cette volonté résolue frappe au portail de lEnceinte Extérieure, et le coup quelle frappe, nul ne peut le méconnaître, car il exprime la force dune âme décidée à vaincre, dune âme assez instruite en outre pour comprendre limmensité de la tâche quelle entreprend. Car, parvenue maintenant au seuil de cette première enceinte, lâme sait ce quelle sefforce daccomplir ; elle conçoit combien formidable est la difficulté qui lattend. Sortir de sa race, voilà ce quelle propose, sortir de cette race qui va continuer à monter en tournant sans cesse autour du mont pendant des âges sans nombre, passant dun monde à lautre, autour de ce que nous appelons la chaîne planétaire, passant et repassant autour de cette chaîne jusquà satiété. Lâme intrépide qui frappe maintenant au portail extérieur veut escalader cette même montagne en quelques brèves vies humaines; elle veut gravir pas à pas, affrontant les pentes les plus ardues, le sentier qui la conduira droit au Saint des Saints. En un espace de temps qui sera mesuré par un petit nombre de vies : elle a lintention daccomplir ce qui exigera pour la race des myriades dexistences tâche si formidable quà la considérer, un vertige sempare du cerveau, tâche si puissante, que de lâme qui lentreprend on peut presque dire quelle a commencé à se rendre compte de sa propre divinité, de la Toute-puissance qui gît latente en elle. Car cest assurément une tâche digne dun Dieu, que dachever en quelques vies, à partir du point où la race en est actuellement de son évolution, ce que lensemble de cette race accomplira non seulement pendant le restant de son séjour sur ce globe, mais dans les « rondes » encore à venir. Laccomplissement dune telle tâche indique clairement que la Puissance Divine est en voie de se parfaire au sein de la forme humaine. Ainsi lâme frappe à la porte, la porte souvre pour la laisser passer, et elle pénètre dans lEnceinte Extérieure. Il lui faut maintenant cheminer à travers cette Enceinte, et la traverser pas à pas jusquau seuil du premier portail conduisant au Sanctuaire même, du premier de ces quatre portails qui représentent, chacun, une des grandes Initiations. Ce seuil, nulle âme ne peut le franchir si elle ne sest à tout jamais vouée à lÉternel, et si elle na cessé de sintéresser aux choses éphémères qui lentourent ici-bas. Car une fois franchi le seuil du Temple, jamais lâme nen sortira. À travers ce premier portail des Enceintes Intérieures qui conduisent au Saint des Saints, lâme passe pour nen plus revenir. Elle a choisi sa part pour tous les siècles futurs, elle a pénétré au lieu doù nul ne sort quand une fois il y est entré. Cest donc au sein du Temple même que se trouve la première grande Initiation.. Mais lâme dont nous suivons la marche commence seulement à sy préparer. Dans lEnceinte Extérieure elle sapprête à gravir, pendant les vies qui vont suivre, les sept marches aboutissant au premier portail. Arrivée là, elle attendra quil lui soit permis de franchir le seuil du Temple même. Quelle sera donc sa tâche dans lEnceinte Extérieure ? Quel genre de vie faudra-t-il quelle mène pendant les existences quelle y passera, afin de se rendre digne de frapper à la porte du Temple ? Tel est le sujet qui nous attend ; pour vous lexposez je ne ménagerai pas mes efforts, dussé-je nen trouver quun ou deux, parmi vous, capables den profiter réellement. Car je ne le sais que trop, ô mes frères et mes soeurs, dans ma description de lEnceinte Extérieure il se trouvera mainte chose dure et peu attrayante à votre goût. Grande est déjà la difficulté pour qui veut seulement trouver le chemin de cette enceinte, pénible est leffort quexige la pratique de la religion et des vertus qui permettent à lâme de frapper simplement à la porte de ce degré extérieur, de cette Enceinte Extérieure entourant le temple; aussi ceux qui y pénètrent ont-ils déjà dans leur passé accompli de grands progrès. Il y en aura donc probablement, certainement même, parmi vous, pour qui le genre de vie quil me faudra décrire naura guère dattrait, car peu dhommes ont reconnu le but et la raison dêtre de leur existence. Ceux-là seuls, retenez-le bien, se trouvent dans lEnceinte Extérieure, qui se sont consacrés définitivement au service. I ls ont tout donné, sans demander en retour dautre privilège que celui de servir, Ils ont reconnu nettement le caractère transitoire des choses terrestres, et ont hardiment embrassé la tâche quils veulent accomplir. Ils ont tourné le dos aux sentiers fleuris qui senlacent aux flancs de la montagne, et sont fermement décidés à monter tout droit, quoi quil puisse leur en coûter, quelque pénible que puisse être la tension à subir dans les rapides existences qui vont se succéder pour eux. Il y aura de leffort, beaucoup d effort dans lEnceinte Extérieure, car cest un lieu où bien des choses seront à faire en peu de temps.
Message édité le 15-03-2006 à 21:38:10 par pelerin sur le sentier |
| | pelerin sur le sentier | | Membre du conseil |  |  |
| Posté le 16-03-2006 à 08:55:55
| Après ces deux textes sur le Chemin, surement pourrait il en avoir d'autre, mais j'ai dejà épuisé mes ressources du moment coté extrait de livres...Etc.... Et vous? Pour certains, l'ésoterisme, est une philosophie, pour d'autre, une passion, d'autre, un sujet d'etude, ou encore une vision du monde paticuliere, d'autre en font, une voie, ou une méthode, certain preche le carpe Diem, d'autre vise leur reves, d'autre se professe mage, certain, disciple de tel ou tel enseignement, l'un dira ne rien connaitre, d'autre sont plein de connaissances, certains ont la vingtaine, d'autre depasse la trentaine, l'un sera fou de nature, l'autre de Kabbale, un autre encore, experimente peut-etre le monde astral, l'autre croit juste en l'amour, celui ci à tel croyances celui là .....etc Et notre Vision, nos moyens, nos connaissances, notre Sagesse, nos experiences, nos desirs, nos engagements, notre Vie extérieur, ce que nous sommes, tout ce que nous sommes, cela Forme, une choses, que la conscience a réalisé ou non : Un chemin sur le Grand Chemin de la Vie.... Si vous acceptez de parler de votre Chemin, de ce qu'il est, cela sans doute éclairera t-il les autres! Je pense que partager nos connaissances est un bien, tout comme nos reflexions, mais qu'en est il de ce qu'est notre Voie, ou notre Cheminement Spirituel, ou notre Quete Initiatique...le terme differe selon chaque personne. Nous avons parlé de notre commencement dans le post : "comment est on arriver sur le chemin?" https://abrasax.alloforum.com/sujet-11765-0-1037-0-0-1-3181-1.html et aujourd'hui, l'esoterisme, votre Chemin...quel est il?
Je ne sais pas vraiment qui tu es, mais étant à tes côtés sur le Chemin de la Vie, Ami et Compagnon, dis moi, sur quelle route marchons nous? |
| | mutation divine | | Membre |  |
| Posté le 03-04-2019 à 23:42:31
| "il n'ya pas de chemin qui mene au bonheur.. Le bonheur est le chemin!" Proverbe tibétain. (Lu sur une petite ardoise sur une cheminée ds un gite sur le chemin de Compostelle.) J'avais envie.
-------------------- quelle serait la plus belle phrase ?Aujourd'hui,"j'aime trop les hommes pour supporter l'hypocrisie".E.Levi |
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