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 Poussières d'étoiles

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Abraxas
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Abraxas
   Posté le 31-08-2005 à 19:04:03   Voir le profil de Abraxas (Offline)   Répondre à ce message   http://abrasax.chez.tiscali.fr   Envoyer un message privé à Abraxas   

Tu es poussière et tu retourneras en poussière. moise



Notre corps est fait d'eau (hydrogène + oxygène) de carbone, de calcium, de sodium, de potasssium,etc. Mais d'où viennent tous ces atomes qui sont la matière même de notre corps, de notre peau, de nos yeux, de nos os, etc. ? Depuis quand existent-ils ?

Est-ce que nous les fabriquons à mesure que nous grandissons, à l'intérieur de nous ? Impossible. Seules les etoiles possèdent l'energie suffisante pour fabriquer des atomes.
Non en fait, nous les avalons en buvant et en mangeant : les atomes de notre corps viennent de la Terre.
Mais avant la terre, où étaient-ils ? Éjectés du soleil quand la terre s'est formée ? Impossible. Le soleil est une étoile trop jeune pour synthétiser du carbone, encore moins du sodium. Aujourd'hui, le soleil ne peut fabriquer que de l'helium, atome léger. Seules les vielles étoiles engendrent le carbone, le calcium et tous les élements lourds.

Alors ? Seule origine possible : les atomes de notre corps sont nés au coeur de l'ancienne étoile qui occupait ce coin de galaxie avant le soleil . Une étoile morte il y a six milliard d'années environs, qui a explosé en nova et pulvérisé dans l'espace ses cendres de carbone, d'oxygène, de fer, d'uranium : les atomes lourds que le système solaire a ensuite récupérés et recyclés.

De cette étoile présolaire, notre grand-mère, nous ne savons rien.



Et les atomes légers ? demanderez-vous. L'hydrogène,constitutif de l'eau qui occupe les trois quarts de notre organisme ? Là accrochez-vous, car cela vient d'encore plus loin : tout l'hydrogène de l'univers a été produit pendant le big-bang, dans les trois première minute suivant l'instant zéro.

Message édité le 28-07-2006 à 13:17:59 par glingal
Solomon Kane
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Solomon Kane
   Posté le 06-09-2005 à 13:15:13   Voir le profil de Solomon Kane (Offline)   Répondre à ce message   http://perso.wanadoo.fr/chemins-du-reve   Envoyer un message privé à Solomon Kane   

Cher Abra,

Décidément on doit penser les mêmes choses au même moment. A l'instant où je prends connaissance de ton post intitulé "poussières d'étoiles", je viens de mettre le point final à un texte où j'ai complété les propos du premier chapitre de Dieu et la Science dans lequel il est question du Big Bang et de ce qu'il suppose. Une approche à la fois scientifique et philosophique du phénomène. J'ai complété les propos des auteurs par mes propres réflexions que j'ai par ailleurs étayées d'exemples et de citations en provenance d'autres sources. Je pense que ce texte se fera un juste complément de ton message. Merci d'avoir également ouvert cette section "espace et astronomie" qui devrait se faire l'hôte de bien des discussions enflammées ! à++

Introduction

« la théorie quantique nous dit que pour comprendre le réel, il faut renoncer à la notion traditionnelle de matière : matière tangible, concrète, solide. Que l’espace et le temps sont des illusions. Qu’une particule peut-être détectée en deux endroits en même temps. Que la réalité fondamentale n’est pas connaissable. Nous sommes liés au réel de ces entités quantiques qui transcendent les catégories du temps et de l’espace ordinaires. Nous existons au travers de « quelque chose » dont nous avons bien du mal à saisir la nature et les étonnantes propriétés, mais qui se rapproche plus de l’esprit que de la matière traditionnelle. »

Toute la portée de cet étonnant livre est résumée dans ce paragraphe rédigé par Jean Guitton, philosophe de l’Académie Française, dans son avertissement faisant guise d’introduction. C’est un véritable pas en avant car il officialise la réconciliation entre la science et la spiritualité. En ce début de 21ème siècle, alors que nous allons au devant de bouleversements fondamentaux, ces deux domaines que d’aucun ont longtemps jugé opposés ont plus que jamais besoin de l’autre pour progresser et porter le genre humain encore plus loin. La physique quantique a ainsi ouvert des portes vers un univers surprenant où le matérialisme n’a plus sa place. Si Newton a repoussé en son temps les limites de la science, que Karl Marx a fait l’apologie du monde matériel, les penseurs et chercheurs modernes ont rebondi vers une approche neuve et des idées inédites qui brisent les murs de nos convictions. Nous sommes aux portes de la quatrième dimension. Pas cet univers de science-fiction popularisé par une série américaine mais bien ce monde où l’espace et le temps semblent pouvoir s’étrécir et s’étirer à l’infini selon des lois encore mystérieuses. Etrangement, ce que la science peine encore à expliquer, la spiritualité l’a compris et le maîtrise de longue date. J’en prends pour preuve le bouddhisme et en particulier ceux que l’on nomme « les Maîtres », présentés dans l’extraordinaire livre de Brad T.Spalding la Vie des Maîtres (J’ai Lu, 8ème édition, 1996). L’auteur, soucieux de vérifier l’authenticité des « miracles » alloués à certains sages tibétains, s’est rendu sur place à la fin du 19ème siècle afin de rencontrer ces maîtres. Scientifique pragmatique et cartésien, ce qu’il a vu là-bas a transformé toute sa conception de l’existence, remettant à zéro les compteurs de ce qu’il appelait encore la réalité. Il existe là-bas des êtres vivant en accord avec le principe divin capables de capter, transmuter et contrôler cette énergie, cette non-matière et de réaliser ce que nous, hommes modernes détachés de l’esprit depuis trop longtemps, qualifions de miracles. Ainsi quand Jean Guitton dit « une particule peut-être détectée en deux endroits en même temps. », Spalding témoigne de phénomènes d’ubiquité : un seul être se retrouve à deux endroits simultanément. Quand il dit « ces entités quantiques transcendent les catégories du temps et de l’espace ordinaire . », Spalding a vu ces maîtres apparaître et disparaître selon leur bon vouloir, se déplaçant d’un endroit à un autre à la seule force de leur pensée. « Impossible » ! vont s’exclamer, furieux, les esprits contemporains enracinés profondément dans la logique moderne, enchassés solidement dans la matière et dans une réalité dont ils ne peuvent pas expliquer la teneur. « C’est comme ça », diront-ils. « C’est tel qu’on nous l’a appris . » Oui mais si c’était autrement ? Jean Guitton – et c’est toute la problématique de Dieu et la Science – parle d’exister « à travers quelque chose ». Oui mais quoi ? Quelle est cette énergie qui semble être à l’origine de tout, qui semble, malgré le chaos apparent, contrôler parfaitement le sens des choses ? Et quel en est le but ? « L’univers est une machine à faire des dieux » a expiré le grand philosophe Bergson dans un dernier souffle. En rapprochant la pensée spirituelle aux faits scientifiques rapportés dans le livre de Jean Guitton et des frères Bogdanov, on va s’apercevoir que le célèbre penseur avait touché à la Vérité.

Le Big Bang

Dans cette première partie, les auteurs posent la question des origines, remontant le temps jusqu’à cet incroyable moment où l’Univers entier a été créé. Mais créé à partir de quoi et pourquoi ? Nous nous attarderons sur ce thème plus loin. Pour commencer ils évoquent le rapport de l’être à la réalité par le biais des objets du quotidien. Des objets dont nous ne connaissons que l’usage mais dont nous ignorons la provenance, dont nous ne soupçonnons même pas l’origine lointaine. Ils nous entrainent donc dans un tourbillon vertigineux dont je résume en quelques lignes le principe. L’objet qui sert d’exemple est une clé, une chose banale que tout le monde possède et qui permet d’ouvrir et de fermer les portes. Mais cela aurait tout aussi bien pu être une télévision, une fourchette, un vêtement… Posons la question « d’où vient ma clé » ? Du serrurier, allez-vous répondre, non sans humour. Certes mais encore ? Vous êtes vous demandé où cela vous entrainerait si vous remontiez plus loin ? Les frères Bogdanov l’ont fait, reculant pas à pas jusqu’à l’incroyable. Montons dans cette machine à voyager dans le temps : le fer de votre clé provient d’un minerai qui avant d’être extrait de la roche par la main de l’homme sommeillait dans la pierre depuis des milliards d’années. Mais avant d’être rocheux et de constituer le corps terrestre, ce fer existait sous la forme d’un nuage flottant dans l’espace, attendant d’être marié à d’autres composants en vue de la formation d’un système solaire. Oui mais ce nuage, d’où venait-il lui ? De l’explosion d’une étoile bien sûr. Les étoiles, est-il expliqué, sont de gros nuages d’hydrogène qui, en s’embrasant, jouent le rôle de fours permettant l’élaboration de ces matières premières nécessaires à la fabrication d’autres étoiles et planètes. Au-delà, quand notre dissection nous mène à poser la question de l’origine du plus petit des atomes qui va permettre la future création de notre clé, bien avant l’apparition des étoiles, quand nous sommes remontés suffisamment loin dans le temps pour comprendre le chemin de cette atome transformé en fer qui va nous permettre des milliards d’années plus tard d’ouvrir nos portes, nous parvenons au pied du plus fantastique événement de l’univers, à l’origine de tout : le Big Bang. A l’heure où tout nous semble acquis, où l’être humain semble blasé par ce qu’il voit, où le progrès et la technologie n’émeut plus personne, il serait peut-être bon d’inverser la tendance et d’éprouver plus de respect pour ce qui nous entoure. Il faut se dire que rien, absolument rien, dans ce qui nous permet aujourd’hui de vivre, n’aurait pu être là sans ce formidable moment, point zéro de la Création. Oui, que vous le vouliez ou non, votre console de jeux dernier cri, votre téléphone cellulaire, votre four à micro-ondes ou encore votre précieuse automobile : tous, sans exception, proviennent de la poussière des étoiles et de ce temps reculé, quinze milliards d’années plus tôt, où l’Univers a jailli.

La physique est capable de rembobiner notre histoire jusqu’à un point incroyablement rapproché de la création. Comme un film visionné en marche arrière, ils sont parvenus à remonter l’horloge du temps jusqu’à ce moment fatidique : 10puissance-43 secondes après l’explosion originelle. Un temps incroyablement court. Cela représente zéro virgule, … puis quarantre trois nouveaux zéros et enfin 1. Soit 0, 000 (…43 zéros donc) 1 ! Une durée de l’ordre de l’infinitésimal, que l’esprit humain ne peut concevoir, ni même imaginer. Affirmer que c’est court serait un euphémisme. A cet instant précis, à 10-43s, l’univers que nous connaissons a la taille d’une tête d’épingle ! Attention, je ne vous parle pas seulement de l’espace du ciel au-dessus de nos têtes, mais bien de notre système solaire entier et de tous les autres systèmes convergeant vers le centre galactique. En d’autres termes, tout ce que nous connaissons, ce que nous voyons autour de nous aujourd’hui – du moins son « programme » ou sa « conscience » - tenait dans cette tête d’épingle ! Inutile de parler de matière à ce moment-là. L’univers est alors un concentré d’énergie monstrueuse à l’intérieur duquel bout une soupe de particules primitives appelées particules X. Par ce nom on désigne la particule originelle, celle qui a précédé toutes les autres. Ce qui qualifie alors l’univers à ce moment, c’est son homogénéité. A 10puissance-31 seconde, il se produit quelque chose. L’univers est alors aussi gros qu’une pomme. Les particules X libèrent des quarks, des électrons, des photons, des neutrinos et leurs anti-particules : la matière était née. Les températures à l’intérieur de la sphère de l’univers commencent à se refroidir tandis que celle-ci poursuit son expansion. La différenciation des particules conduiront à la mise en place de l’espace tel que nous le connaissons au cours d’un temps si long qu’il ressemble à l’éternité.

Evoquant alors Dieu, Jean Guitton, pris de vertiges devant la logique et la structure régnant au sein de cette infinité, en arrive à la réflexion suivante : « Il (Dieu) est le temps lui-même, à la fois quantifiable et infini, un temps où une seule seconde contient l’éternité toute entière. Je crois précisément qu’un être transcendant accède à une dimension à la fois absolue et relative du temps. » Voilà un énoncé intéressant qui cache l’un des plus grand mystère des religions : l’immortalité de l’âme. Dans le mysticisme religieux, cette notion a longtemps été associée à un objet biblique qui a suscité toutes les convoitises : le Saint-Graal. Il s’agissait de la coupe ayant servi à recueillir le sang du Christ lors de sa crucifixion. Selon la légende, le Graal est censé apporter la vie éternelle à celui qui y boit. Un thème exploité au cinéma en 1989 par Steven Spielberg dans Indiana Jones et la dernière croisade . Un joli rêve carressé par une humanité terrorisée par la mort. Mais le Graal en tant qu’objet n’est qu’une allégorie. « la quête du Saint-Graal est la quête du divin qu’il y a en chacun de nous . », explique Sean Connery dans le film. Une affirmation qui colle davantage à la réalité. Dans la Vie des Maîtres , le narrateur rencontre des personnages âgés de plusieurs milliers d’années. Comment est-ce possible ? Comment imaginer, en accord avec nos modes de pensée, que des êtres foulant le sol terrestre puissent être âgés de 4.500 ans ? Brad T.Spalding présente au lecteur son propre témoignage de l’immortalité de l’âme comme le lui ont expliqué ses interlocuteurs. Ainsi un homme qui vit selon la voie de Dieu, en accord avec son principe, un homme qui est relié à la Source Unique accède alors à un niveau de conscience supérieur au notre. On parle de supra-conscience ou de surconscience. D’être transcendant. A ce moment-là l’enveloppe physique n’est plus qu’un réceptacle quasiment inaltérable, le souvenir d’une vie humaine basée sur la matière. Seul compte le corps spirituel qui rayonne de la lumière de Dieu. En d’autres termes, l’être devient Dieu, révélant d’un jour nouveau la citation énigmatique de Bergson. A l’instant où l’homme réalise sa nature divine, il retrouve instantanément son pouvoir et prend non seulement conscience de son identité, mais également de sa multidimensionnalité et de son immortalité. Ainsi on rejoint l’explication de Jean Guitton qui imagine l’être transcendé libéré de la prison du temps créée de toutes pièces par des humains enfermés dans leur dimension matérialiste, en l’espèce la troisième dimension.

Le dialogue entre les scientifiques et le philosophe se poursuit. Ce dernier pose une question capitale : nous sommes capables de remonter jusqu’aux origines de la création 10puissance-43 secondes après l’explosion originelle. Mais que s’est-il passé avant ? A quoi correspond le temps « zéro » ? Scientifiquement l’obstacle nommé « limite de Planck » intervient : « la gravité dresse une barrière infranchissable à toute investigation et au-delà du mur de Planck c’est le mystère total . » C’est la frustration la plus complète. Les questions fusent : de quoi a donc bien pu jaillir l’Univers ? ou posée inversement : qu’y a-t-il au-delà des limites de celui-ci ? Une question que tous ceux qui ont plongé leur regard dans les étoiles un beau soir d’été se sont inévitablement posée : l’Univers a une fin, une limite. Mais qu’y a-t-il derrière ? John Weeler, physicien de son état, fait appel à la métaphysique pour répondre : « tout ce que nous connaissons trouve son origine dans un océan infini d’énergie qui a l’apparence du néant . » Energie. Le mot est lâché. L’importance de ce terme tant en science qu’au sein des courants spirituels est capitale. Tout est énergie. Au sein même de notre corps physique, notre système nerveux et notre cerveau fonctionnent sur la base d’impulsions d’énergie. Le mouvement est énergie. Au-delà de la surface des choses se tiennent nos centres énergétiques – les fameux chakras – et, plus loin encore, notre aura. Les Maîtres emploient régulièrement ce mot pour décrire ce flux divin qui leur permet d’accomplir ces prodiges qu’on leur prête. Serions-nous alors reliés à la source de ce flux gigantesque ? George Lucas avait répondu à cette question lorsqu’il créa la Force, le fameux pouvoir des chevaliers Jedi, dans sa saga de la Guerre des Etoiles . Obiwan Kenobi la décrit précisément au jeune Luke Skywaler au cours de sa formation : « le pouvoir d’un Jedi émane de la Force. C’est une énergie qui nous pénètre et nous entoure et qui maintient la galaxie en un tout unique. » Nous aurons l’occasion de faire encore ce genre de parallèle. Cette Force, c’est ce fameux océan d’énergie décrit par Weeler, qui est à l’origine de la Création. Et cette énergie remplissant le néant, cette océan invisible que peu de gens voient mais que beaucoup ressentent, les hommes ont fini par l’appeler Dieu. Que dit la science ? « d’après la théorie du champ quantique, l’univers physique observable n’est fait de rien d’autre que de fluctuations mineures sur un immense océan d’énergie . » Pour comprendre cette phrase, imaginons-nous un sol fertile : sur ce terreau riche vont pousser les plus belles fleurs et les plus grands arbres indéfiniment. C’est la même chose avec l’univers : le sol c’est l’océan d’énergie, les plantes ce sont les galaxies, les planètes, les atomes… la vie quoi ! Le physicien David Bohm en fait une représentation habile, évoquant « une source éternellement créatrice située au-delà de l’espace et du temps . » Pour être en mesure de saisir la portée de cette citation il faut bien comprendre que ce qu’on appelle le « vide » n’existe pas. Dans notre vie de tous les jours, nous pouvons brasser de l’air autour de nous mais cet air qui nous semble vide ne l’est pourtant pas car il est chargé d’un champ électromagnétique résiduel. Pour se l’imaginer, pensez à des sortes d’ondulations le long desquelles circulent de l’énergie et qui seraient invisibles à l’œil nu. Il en va de même dans l’espace. Le néant spatial est une abstraction. A tout moment, une fluctuation de ces ondulations peut faire surgir une particule élémentaire de rien du tout. On entre là dans une considération terriblement excitante, car si un proton, un neutron, bref un élément de matière aussi infime soit-il peut-être extrait de cette énergie invisible pourquoi des éléments plus gros ne pourraient-ils pas l’être ? « Toute matière peut se réduire à un élément primitif unique qui contient d’innombrables particules universellement distribuées, toutes en parfait état d’équilibre, et répond à des influences vibratoires.(… Par la pensée et par une action définie, on coopère avec le système vibratoire. (… Les savants reconnaitront alors la présence d’un pouvoir encore incompris parce que inactif mais inactif seulement parce que incompris. (… L’univers ainsi construit n’est pas matériel. (… Dieu est le pouvoir engendré et amplifié par votre propre activité de pensée. » Ce texte date du début du siècle et a ensuite été traduit et intégré à la Vie des Maîtres. Ainsi si le contrôle de la matière est véritablement lié à une subtile alchimie entre ces énergies invisibles et l’esprit, on peut commencer à intégrer le fait que ce n’est pas un miracle qui a permis à Jésus de multiplier les pains et de marcher sur l’eau, mais bien une parfaite maîtrise des pouvoirs cachés de notre esprit…

Mais revenons à notre Big Bang et à nos fameuses 10puissance-43 secondes. Maintenant que nous disposons d’un semblant d’explication, nous pouvons imaginer qu’une énergie incroyable à donné naissance à l’univers le faisant jaillir soudainement de rien. Et par extension que cette énergie provenait de cet océan décrit par Weeler. Mais pourquoi ? Quel but poursuivait-elle ? « le Créateur, conscient d’être celui qui Est dans la Totalité du néant va décider de créer un miroir à sa propre existence. La matière, l’univers : reflets de sa conscience (… Dieu vient en quelque sorte de créer une image de lui-même. » Ainsi nous serions un des nombreux reflets de Dieu. On entend souvent dire « Dieu fit l’homme à son image » : c’est la plus stricte vérité, déguisée sous le masque de la métaphore. Nous sommes des « Dieu » en puissance car, plus que son image, c’est son immense intelligence créatrice que nous a légué le Créateur. Dans le même ordre d’idée, on réalise mieux les erreurs d’interprétations – volontaires à mon avis, mais ceci relève d’une autre problématique – de la religion : quand on lit « Jésus est le Fils de Dieu », on établit un lien de parenté direct qui en fait un personnage à part et respectable, une divinité à lui tout seul qu’on n’ose même pas imaginer pouvoir égaler un jour. Mais c’est entièrement faux ! L’interprétation correcte est qu’en comprenant le lien qui l’unissait à Dieu, Jésus s’est reconnu comme son fils. Et il en va ainsi de tous les êtres vivants qui réalisent l’existence de leur propre divinité. Nous sommes tous des fils de Dieu en puissance. « (… Dieu est divin et l’homme, son véritable fils, né à son image et à sa ressemblance, l’est également. Cette divinité est le vrai Christ que chacun perçoit et possède en lui-même. » L’énergie de la Création est une énergie « consciente ». Rien n’est dû au hasard ou à une coïncidence. Je reste persuadé qu’il existe un plan divin et que l’homme qui aura su regagner sa place au sein de l’univers et prendre état de l’existence de cette force appelée Dieu en lui et tout autour de lui, sera dès lors prêt pour dépasser le stade de sa vie terrestre et assumer son rôle dans ce plan.

Dav


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"On n'est pas le meilleur parce qu'on le croit, mais parce qu'on le sait."
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