| | Abraxas | | Membre du conseil |  |  |
| Posté le 12-10-2014 à 14:41:54
| Bonjour, J'ai cherché ce texte pendant longtemps (voir le post sur Satan, j'ai finalement trouvé une seule référence sur la création des insectes par le diable, voici le texte en question :
Citation :
LORIGINE DES INSECTES (Tradition rabbinique) Quand Dieu eut achevé la création, et au moment où il sapplaudissait de son uvre, il entendit derrière lui un rire moqueur. Cétait Satan, qui se trouvait, comme dhabitude, au milieu de larmée du ciel. « Tu aurais peut-être mieux fait ? lui dit Iahveh. Peut-être, répondit lAdversaire. Eh bien, mets-toi à luvre, nous verrons ce que tu produiras. » Satan prit le reste du limon démiurgique doù Dieu avait tiré les bêtes à quatre pieds, les poissons des eaux, les oiseaux du ciel et lhomme lui-même. Il le trouva presque entièrement sec, et lorsquil essaya de le modeler, tout se réduisit en poussière. « Cela pourra nuire aux dimensions de mes créatures, se dit-il ; cependant je nose puiser de leau génératrice, sur laquelle flotte encore lesprit de Dieu. » Il prit un rayon de soleil et anima cette poussière, puis il présenta, comme échantillons de ses uvres, une mouche, un scarabée, une fourmi, une abeille, une sauterelle et un papillon. Les anges se mirent à rire. « Ce sont ces petits êtres, dit le Seigneur, que tu prétends opposer à ma création ? La grosseur ne signifie rien, dit le Diable ; tu es plus fier de lhomme que de la baleine. Ceux-ci sont petits parce quils nont presque rien de terrestre, juste assez pour envelopper, sans lappesantir, létincelle de flamme qui les fait vivre. Vois à quelles hauteurs ils sélèvent, par le saut ou par le vol, tandis que lhomme reste enchaîné à la terre, doù il est sorti. Permets quune nuée de sauterelles sabatte sur un champ, et elles montreront que le nombre supplée à la force. Lhomme est nu et désarmé ; moi, jai protégé la vie de mes enfants. Ils ont de solides boucliers pour se défendre, de robustes mâchoires pour attaquer. Leurs os sont extérieurs et protègent les parties faibles, au lieu de les laisser exposées à toutes les menaces du dehors. Sils tombent, à défaut de leurs ailes, leur cuirasse amortit la chute ; une feuille leur suffit pour sabriter, leur rapidité les sauve de leurs ennemis. Ils ne sont pas difficiles à nourrir : les uns vivent de la pourriture et font sortir la vie de la mort, les autres boivent le suc des fleurs sans les souiller ni les flétrir. « Lhomme, à son entrée dans le monde, ne peut vivre que de la substance de sa mère, et que deviendrait-il, si elle le quittait un instant ? Mes créatures ne connaissent pas leurs mères, mais ma providence leur en tient lieu. À chaque automne, les oeufs sont déposés en lieu sûr, pour éclore au premier réveil du printemps. Pour lhomme, la jeunesse est le meilleur temps de la vie ; la seconde moitié de son existence se passe en stériles regrets. Moi jai placé le bonheur au terme de la vie, pour en faire le prix du travail ; quand la chenille est devenue papillon, elle senvole dans un rayon de soleil, sans autre souci que de jouir et daimer. Et je nai pas borné le plaisir à un instant rapide, je ne lai pas mesuré dune main avare, comme tu las fait pour lhomme
Ninsiste pas sur ce sujet, dit Dieu, tu pourrais offenser la chasteté des Anges. Je nen suis pas bien sûr, répliqua Satan ; il me semble voir Azaziel sourire et Samiaza prêter loreille. Les filles des hommes feront bien de se voiler de leurs longs cheveux et de ne pas ségarer dans les sentiers du mont Hermon. Assez, dit Dieu ; lavenir ne te regarde pas : je me suis réservé la prescience. Alors tu sais, répondit le Prince de ce monde, quel usage fera lhomme de lintelligence que tu lui as donnée. Peut-être un jour te repentiras-tu de lavoir fait, quand les cris de mort monteront vers toi, quand la terre sera rouge du sang répandu, et que pour la laver il faudra déchaîner la mer et ouvrir les cataractes du ciel. Jai donné à lhomme lintelligence et la liberté, dit Dieu ; il récoltera ce quil aura semé. Lintelligence se trompe, la liberté ségare, dit Satan ; moi, jai donné à mes créatures un instinct infaillible. La monarchie des abeilles et la république des fourmis pourront servir de modèles aux sociétés humaines, mais je ne crois pas que ces exemples trouvent beaucoup dimitateurs. Tu le vois, maître, dans lhumble création que jai produite pour tobéir, jai pris le contrepied de ton uvre. Cest à toi de décider si jai réussi. » Iahveh se contenta de sourire et dit : « Parlons dautre chose. » Louis Ménard - Rêveries dun païen mystique - Texte établi par Rioux de Maillou, Georges Crès et Cie, éditeurs, 1911. P 135 |
Source : http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Origine_des_insectes J'imagine qu'il existe une source rabbinique pour ce texte, si quelqu'un la trouve qu'il n'évite pas à la partager... Grüssi, Abra
-------------------- Carita bene ordonata incipit a se met ipso |
| | Erika | | Membre |  |
| Posté le 12-10-2014 à 16:06:51
| J'imagine qu'il n'y a pas de source "rabinique" pour ce texte, ou alors sous forme de fable ashkénaze dénuée de toute implication "rabinique"
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